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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 12:26

«Je relativise encore plus ceux qui trahissent avec grâce et ceux qui méprisent coquettement!»

Ségolène Royal, le 28 juin 2008 à Reims

Olivier Laban-Mattei AFP¦ Ségolène Royal, le 28 juin 2008 à Reims

 
Ce n’est pas un meeting mais ça en a l’air. Le raout organisé par Ségolène Royal ce samedi soir au Zénith de Paris est censé servir à remercier les électeurs qui ont voté pour elle lors de la campagne présidentielle de 2007.

Une chose est sûre: la soirée tombe à pic alors que s'engage la bataille pour la conquête du Parti socialiste. Avec concerts, sketches - notamment du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine - et projection de petits films, le fête est vue comme un «grand rassemblement de la fraternité» et fait quasi salle comble (la grande salle du Zénith est prévue pour accueillir 5.000 places).

Royal est remontée


Ségolène Royal, sur la scène, s'en est prise aux «chiens de garde de l'Elysée», épinglant leurs réactions au cambriolage de son appartement fin juin, dans une tirade où elle n'a pas épargné des responsables socialistes non désignés.

«On me dit: "il faut relativiser les épreuves, Ségolène, c'est de la politique, c'est normal, les coups"!» a-t-elle lancé. «Relativisons donc, depuis trois ans il y a eu la riante primaire, la courtoise présidentielle, les gentils coups bas, les tendres attaques, les doux cambriolages, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles» (une allusion à sa séparation d'avec François Hollande, ndlr).
 
Ironie et revanche?

«Depuis un an et demi», après la défaite face à Nicolas Sarkozy, «je relativise encore plus», a-t-elle enchaîné: «certains qui s'éloignent gaiement, d'autres qui trahissent avec grâce, d'autres encore qui méprisent coquettement! Et les chiens de garde de l'Elysée qui m'ont conseillé publiquement de consulter médicalement, sous-entendant que je perdais la tête. Et de s'étonner: mais elle est encore debout? Et, en plus, elle continue?».

Elle fait allusion aux dires du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre qui avait affirmé, après l'intrusion de son appartement parisien fin juin, que «comme toutes les victimes», Mme Royal avait «droit à une aide psychologique».

Mais qu’importe, ce samedi soir, Ségolène Royal n’est pas prête à lâcher. «Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer sur le chemin que j'ai choisi et sur lequel nous marchons ensemble: donner à chacun le droit d'avoir et de bâtir son désir d'avenir.»
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 19:38

 Communiqué de la contribution Unité et Refondation(s) !

Le 23 septembre, les motions seront déposées au Conseil national du PS et proposées au vote des militants. Dans le cadre de la dynamique de rassemblement et de renouvellement portée par Ségolène Royal, la contribution Unité et Refondation(s) ! appelle les militants socialistes à participer à la motion qui sera déposée par Ségolène Royal.

En effet, les grandes questions portées lors de la campagne présidentielle, notamment, sur la vie chère, le travail, le renouvellement de la vie démocratique, la République métissée doivent être au cœur d'un nouveau projet socialiste.

 Convaincus que les questions qu'ils ont portées, telle que la question du travail, de la mondialisation, de la laïcité trouveront leur prolongement dans la motion qui sera déposée par Ségolène Royal, nous estimons important, qu'au-delà des querelles souvent subalternes et des compétitions de personne, ce qui s'est levé, dans le parti comme dans le pays, ne s'arrête pas.

 C'est l'enjeu du congrès de Reims !

 

Frédéric Léveillé, Premier Secrétaire Fédéral de l'Orne, conseiller délégué d'Argentan,

Charles Fiterman, ancien ministre d'Etat,

Pascal Joseph, délégué national à la coordination, adjoint au maire du 20ème arrondissement de Paris,

Hugues Manouvrier, Premier Secrétaire Fédéral de la Savoie, Vice-président de l'agglomération chambérienne

 

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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 17:43
    



Chers(es) amis(es),

 

Après des mois de débats participatifs dans le cadre de la démarche « Congrès Utile et Serein », notre contribution est désormais prête.

Ségolène Royal présentera samedi matin ce texte, fruit du travail de milliers de personnes qui veulent que le congrès du PS soit utile aux Français.

 

Vous pourrez vous rendre, dès samedi 28 juin, à midi, sur le site Congrès utile et serein : (www.congresutileetserein.com) pour signer cette contribution en ligne.

 

Le recueil des signatures doit être très rapide, car nous remettons le texte de la contribution ET les signatures au Parti socialiste le 2 juillet. Nous avons donc trois jours seulement pour signer la contribution.

 

Soyons nombreux à rejoindre le changement.

 

Merci à tous.

 

L'équipe du Pacte Rénovateur  15 ème arrondissement

 

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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 16:01

10.06.2008

La laïcité à la française est-elle en danger ?

RENNES,  9 juin 2008 (AFP) –

L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a plaidé lundi à Rennes pour la mise en place d'une charte laïque dans les services publics, lors d'un débat organisé par l'hebdomadaire Marianne sur le thème "La laïcité à la française est-elle en danger?".
"Une charte laïque dans la fonction publique serait très utile afin de ne pas laisser les agents démunis, sans règles applicables partout de façon homogène", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a notamment évoqué des situations "inadmissibles" dans les hôpitaux, où certains hommes refusent que leurs épouses soient soignées par des hommes, invoquant des motifs religieux, ou encore dans les piscines municipales où des horaires sont aménagés pour éviter la mixité.
"Quand il y a des horaires aménagés dans les piscines, ça ne doit jamais être pour des critères religieux", a-t-elle martelé en dénonçant les municipalités, "y compris socialistes, qui ont cédé".
Mme Royal est également revenue sur les propos sur la religion tenus par Nicolas Sarkozy ces derniers mois et qui ont fait polémique.
"Le chef de l'Etat réécrit à sa manière l'histoire de notre laïcité. Ce ne sont pas des écarts de langage: ces propos expriment une conception révisionniste de la laïcité qui n'est pas acceptable", a-t-elle estimé.
Le débat public, qui a rassemblé lundi soir plus de 600 personnes, était organisé par Marianne dans le prolongement de l'appel "Pour une vigilance républicaine", lancé par l'hebdomadaire le 14 février et signé notamment par Mme Royal.
Dans cet appel, qui a recueilli les signatures de personnalités politiques très variées, le journal mettait notamment en cause la pratique du chef de l'Etat en matière de laïcité.
cal/lln

 

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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 13:54
Jeudi 29 mai, le tribunal de grande instance de Lille décidait d'annuler un mariage en considérant que le mensonge de la femme - de confession musulmane, comme son mari - concernant sa virginité, constituait une "erreur sur les qualités essentielles" de l'ex-conjointe. Ségolène Royal est revenue pour le JDD sur ce retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes.

Que vous inspire ce jugement ?

C'est une régression du droit et de la dignité des femmes. Un retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes, au droit qu'elles ont acquis de disposer librement de leur corps. Ce jugement est, par ailleurs, contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes. Considérer que la virginité est une « qualité essentielle de la personne » pour une femme et pas pour un homme, c'est le signal d'une régression très forte pour toutes les femmes d'aujourd'hui. Les jeunes surtout.

Faut-il changer la loi ?

Pas forcément. La juge aurait très bien pu prendre en considération l'évolution de la société et des moeurs, ainsi que la capacité qu'avaient le mari et la femme à s'entendre avant. Elle avait toutes les bases juridiques pour ne pas annuler le mariage. Cette affaire aboutit à l'humiliation publique d'une femme. Si une femme avait fait un recours pour non-virginité du mari, dont il est d'ailleurs difficile d'apporter la preuve, le juge aurait-il considéré que c'est une qualité essentielle du mariage? Manifestement non. C'est parce qu'il s'agit d'une femme que cette décision a été prise. C'est inacceptable. Le droit permettait parfaitement au juge de prendre acte de l'impossibilité de vérifier l'équivalent chez le mari et du coup, au nom de l'égalité homme-femme, de rejeter la demande. Après tout, les époux n'avaient qu'à divorcer.

Craignez-vous un impact de cette décision dans la société ?

On nous invente là une belle jurisprudence! Quelles vont être les conséquences auprès des familles, des maris, des femmes elles-mêmes? Cette décision intervient à un moment où l'émancipation est difficile pour toutes les jeunes filles. Les parents pourront très bien en tirer argument pour imposer des contraintes supplémentaires à leurs filles, et surtout leur dénier le droit à une vie sexuelle avant le mariage. C'est grave. Cela relégitime les pratiques de domination des hommes sur les femmes, y compris des grands frères. Elisabeth Badinter a raison de dire que "la sexualité est une affaire privée et libre en France, absolument libre". L'annulation revient à légitimer le principe d'exigence de la virginité pour les filles avant le mariage. C'est donc une atteinte intolérable au droit de protection du secret de leur vie intime.

Elsa GUIOL / Le JDD

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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 13:50

Najat Belkacem : « Préserver la liberté de parole dans nos débats »

 

 

NVBR « La réunion des Reconstructeurs qui s’est tenue ce dimanche avait la noble ambition d’apporter une contribution nouvelle au débat d’idées qui s’engage au sein du Parti Socialiste. Je serai toujours la première à saluer de telles démarches.

L’expérience et la qualité des personnes présentes m’avaient laissé espérer que le débat, enfin, allait s’élever au-dessus des mesquineries personnelles pour atteindre une certaine dignité d’intention, une certaine hauteur intellectuelle.

Je constate avec déception qu’une fois de plus, certaines déclarations n’étaient rien d’autre que des flèches décochées contre Ségolène Royal, ses arguments, ses idées, ses mots, sa méthode.

Une attitude trop souvent répétée qui est à mon sens profondément destructrice pour l’avenir de notre parti et la reconstruction idéologique de la gauche française.

Je regrette en particulier le mépris si souvent exprimé envers la démocratie participative qui constitue pourtant un progrès essentiel dans les liens de confiance que nous essayons tous de construire avec nos concitoyens.

Ce n’est pas faire preuve de faiblesse ou manquer de vision politique, en effet, que d’inviter à la réflexion collective l’ensemble de celles et de ceux qui se sentent concernés par l’avenir de notre parti. Bien au contraire.

C’est tout simplement écouter la voix de ces milliers de citoyens qui refusent l’allégeance à un clan comme préalable au droit de prendre la parole.

Le débat d’idées dont nous avons besoin ne peut se passer de cette liberté.

J’espère sincèrement que chacun, au Parti Socialiste, comprendra que la démocratie participative ne relève pas d’une stratégie de conquête, mais du respect d’un principe démocratique élémentaire.

Pour un socialisme vraiment moderne, libérons la parole au lieu de la confisquer ! »

Najat Vallaud-Belkacem / Adjointe au Maire de Lyon, Conseillère Nationale du Parti Socialiste

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 20:15

 

Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme.

Avec quelles nouvelles règles ?


Au moment même où nous découvrons le spectacle insupportable des émeutes de la faim dans les pays du Sud, certaines banques proposent à leurs clients de tirer « avantage de la hausse du prix des denrées alimentaires »[1]. Cette actualité vient nous rappeler avec cruauté combien il est nécessaire de repenser la mondialisation. La question des règles et des priorités qui doivent s'imposer au marché mondial est plus que jamais un défi majeur qu'il nous appartient, socialistes, de relever. Plusieurs pistes de réflexions peuvent être présentées.

 

Pour une politique agricole plus juste envers les pays du Sud

 

Traiter la question 8 impose de traiter la question de l'avenir de la politique agricole.  Il faut souligner que, pour la plupart des pays les moins avancés, le décollage économique et la lutte contre la pauvreté passent obligatoirement par la promotion du secteur agricole, même si cela ne suffit pas. Dans un contexte de flambée des prix des matières premières alimentaires, la politique agricole commune (PAC) ne propose malheureusement aucune solution. Y compris dans ce domaine, une autre politique est possible :

 

1. La PAC doit redéfinir ses objectifs. Elle doit être suffisamment souple pour permettre à l'Union européenne de réagir dans des situations de pénuries alimentaires mondiales et venir en aide aux pays qui en souffrent le plus. La lutte contre la faim dans le monde doit figurer dans les principes fondateurs de la PAC.

A titre d'exemple, Il est regrettable de voir les surfaces agricoles se détourner de la production alimentaire pour celle de biocarburants dits « de première génération» (produits à partir de blé, mais, betteraves). Ceci est d'autant plus choquant que l'on sait qu'à l'avenir, une deuxième génération de biocarburants pourra être produite à partir des matières végétales qui ne servent pas à la production d'aliments (tiges, sous produits forestiers). Une intervention des pays occidentaux est indispensable afin de limiter le gaspillage de surfaces agricoles tant que les prix alimentaires seront trop élevés pour l'approvisionnement des pays du Sud. Dans un premier temps, la PAC devrait limiter la production de biocarburants en soutenant la production alimentaire. Une aide financière significative devra parallèlement être octroyée pour la recherche concernant les  biocarburants de deuxième génération. Une fois ceux-ci mis au point, des aides pourront encourager leur production.

 

2. Les aides octroyées aux agriculteurs des pays du Nord, qu'elles soient ou non liées à la production, constituent une concurrence déloyale vis-à-vis des producteurs des pays du Sud. Certains experts estiment que la politique américaine fait perdre 5,3 milliards de dollars aux autres acteurs et la politique agricole commune en ferait perdre 4,3. Pourtant, c'est un problème général concernant la mondialisation : supprimer les aides signifierait, dans certains cas, accepter que nos agriculteurs se plient aux conditions de travail et de rémunération des producteurs des pays du Sud. Cette situation ne serait, bien entendu, pas acceptable. Il faut donc que les aides à l'agriculture européenne permettent de tirer vers le haut le niveau de vie des agriculteurs du Sud. Pour cela, les aides doivent être réajustées au vu des productions mondiales : lorsque les productions européennes peuvent être concurrentes sans aide financière, cette dernière sera supprimée et redirigée vers des politiques de développement des pays du Sud. 

 

 

De nouvelles règles pour la mondialisation

en finir avec un rapport dominant – dominé entre pays du Nord et du Sud

 

20 % de la population mondiale consomme 80 % des richesses, et la moitié de l'humanité vit avec moins de 2 dollars par jour. Face à cette situation, la seule réponse qui nous est proposée consiste en une libéralisation des marchés.

Les barrières tarifaires aux échanges sont ainsi passées de 40 % dans les années 50, à 3 % aujourd'hui. Or, la pauvreté continue de se développer et s'aggrave dans certains cas. L'ouverture des marchés ne suffit donc pas à elle seule à assurer le développement des pays du Sud. Les solutions ne sauront être uniquement nationales. Les pays du Nord, l'Union européenne en tête, doivent avoir le courage de proposer des solutions audacieuses.

Même si la libéralisation des marchés a, la plupart du temps, un impact positif sur la croissance des échanges commerciaux (Argentine, Brésil, Thaïlande), cette image positive de la mondialisation se doit d'être nuancée dans la mesure où la richesse créée est bien souvent mal répartie. Elle bénéficie à certaines parties de la population, délaissant ou appauvrissant d'autres populations, notamment  agricoles (comme par exemple en Chine). Les instances internationales doivent donc modifier leurs règles de fonctionnement :

1. L'Organisation Mondiale du Commerce impose la suppression de toute barrière tarifaire aux échanges. Seul l'argument sanitaire peut être invoqué sous couvert qu'il soit dûment justifié. Peut-on se satisfaire d'une telle limitation de la marge de manœuvre des pays sous couvert d'une libéralisation des échanges? Peut-on accepter la mise sur le marché d'OGM quand on sait que le système de protection intellectuelle donne plein droit aux laboratoires pour traîner les paysans des pays en développement devant les tribunaux? Le citoyen doit pouvoir refuser les échanges commerciaux pour des raisons éthiques ou sociales. Bien entendu, des garde-fous sont nécessaires pour éviter tout protectionnisme caché. Ces derniers pourraient de décliner de différentes manières, l'organe de règlement des différends (ORD) qui dépend de l'OMC pourrait étendre ses compétences aux sujets sociaux et éthiques.

2. La libéralisation des marchés ne peut bénéficier durablement aux populations que si une répartition juste des richesses est assurée. Les pays d'Asie du Sud ont réussi leur mutation en investissant massivement dans l'éducation et les infrastructures au bénéfice de l'ensemble de la population. Paradoxalement, les institutions financières tel que le FMI ont exigé des pays en voie de développement qu'ils misent tout sur les exportations, tout en réduisant l'influence de l'Etat. Ceci n'a pas permis de réduire la pauvreté. Les instances financières internationales doivent reconnaître l'intérêt d'une bonne gouvernance au sein des pays en développement ainsi que le rôle essentiel des Etats.

3. Ce changement de comportement du FMI doit s'accompagner de mesures rapides sur la dette des pays du Sud. Il faut abolir la dette des Pays les Moins Avancés (PMA) et mettre en place d’une instance d’arbitrage et de régulation pour les pays à revenus intermédiaires en situation de crise (Argentine). A court terme, les dépenses publiques doivent être prioritaires sur le remboursement.

 

Vincent, Jean-Jacques, Jean-Pierre, Caroline, Bruno et Christine



[1]    Article du monde de Jean-Pierre Stroobants en date du 13 mai 2008 intitulé : « un produit financier qui dérange »

 


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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 19:28

Le dialogue au sein des entreprises privées est fondamental car il conditionne  la santé économique et la justice sociale dans notre pays.

Souvent évoqué dans ses aspects historiques, souvent critiqué pour ses lacunes il fait rarement l'objet de propositions concrètes susceptibles de le rénover afin de le mettre à la hauteur des enjeux du XXI éme siècle. C'est notamment le cas à l'intérieur du Parti Socialiste. Et de se plaindre de la faiblesse de l'implantation syndicale en France (5%  des salariés dans les entreprises privées), de sa division, et de ses objectifs qui ne seraient pas représentatifs des préoccupations des salariés...Et de comparer le taux de syndicalisation et l'influence des syndicats en France avec celui de nos voisins européens du nord (plus de 90%).

Un peu d'histoire

Tandis que dans les pays du nord de l'Europe, le mouvement syndical fut associé aux gouvernements socio-démocrates, en France, le mouvement syndical fut très tôt après ses origines  lié au mouvement révolutionnaire qui remettait en cause le système capitaliste. En particulier le Parti Communiste dont la CGT, le plus puissant syndicat français, fut longtemps considéré comme la « courroie de transmission ».

Le positionnement de ce mouvement syndical majoritaire puis sa perte d'influence, son morcellement  dû, en particulier, aux positionnements des diverses tendances par rapport au syndicalisme d'opposition ont contribué à réduire de façon durable l'influence syndicale dans les entreprises.

Parallèlement, les patrons français et/ou leurs représentants – lesquels sont  tous syndiqués - ont eu beau jeu de se placer en position dominatrice. Ces patrons ont pu, le plus souvent par des mesures discriminatoires réduire encore plus les forces déjà faibles des syndiqués et imposer leurs lois dans les entreprises profitant du contexte de pénurie de l'emploi.

La situation aujourd'hui

Compte tenu de cette situation et malgré le fait que tous les syndicats, y compris la CGT, se retrouvent progressivement sur des positions réformatrices, le dialogue social n'en demeure pas moins totalement insuffisant. Ceci est préjudiciable d'une part au développement des entreprises car les employés se sentent insuffisamment intégrés en tant que participants à la vie économique de leur société et, d'autre part  aux salariés: on assiste depuis vingt ans  à une dégradation de la rémunération du travail par rapport à celle du capital. 

Au déficit quantitatif et structurel du syndicalisme français s'ajoute la répartition du pouvoir dans les grandes entreprises où les centres de décision ne sont plus concentrés dans les établissements sur notre territoire  mais répartis dans des établissements sur le territoire français ou bien, le plus souvent, à l'étranger. Ce qui limite la portée du dialogue.

                                                                                 
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1

Des propositions

Comment un gouvernement de gauche à direction socialiste dont l'ambition est d'associer le développement à la justice sociale  peut il recréer les conditions d'un renouveau  puissant et efficace du dialogue dans les entreprises, condition nécessaire au renforcement de la productivité et à une meilleure répartition des profits ?

Face au déficit structurel des contre pouvoirs dans les entreprises françaises, un gouvernement de gauche devra promulguer et promouvoir les lois sociales ambitieuses dont notre pays a besoin.

Plusieurs voies sont possibles. Certaines  proposent d'obliger chaque employé à se syndiquer à des syndicats dont les missions seraient élargies, à l'image de nos voisins « socio-démocrates ». Les signataires de cette réflexion ne sont pas favorables à cette option qui est contraire à la culture française d'un syndicalisme d'opinion voir militant. Plutôt que de contraindre les actifs  à se  syndiquer  ce qui aurait immanquablement pour effet de créer des syndicats « silencieux » ( à l'image de la majorité « silencieuse ») à la solde du pouvoir patronal, mieux vaut inciter les syndicats représentatifs  à poursuivre leur mutation  en se rendant suffisamment attractifs pour que les salariés les rejoignent en masse.

 Quelques pistes peuvent être proposées.

 * Il est possible de jouer sur le coût d'adhésion  à une organisation syndicale. Encore que, dés à présent, 66% du coût de cette adhésion vient en réduction de l'IRPP.

 * Il est possible d'obliger de mentionner le rôle des syndicats dans le contrat de travail et l'intérêt pour le contactant d'y adhérer..

 * Le gouvernement dispose d'un autre moyen de faire reconnaître l'action syndicale (nous devrions faire ici la distinction entre les syndicats qui sont reconnus dans les entreprises et les syndiqués qui sont discriminés...). En effet, il est possible de demander aux entreprises de rédiger annuellement un bilan social  dont certains critères mettraient en valeur de façon précise la qualité du dialogue  avec les organisations syndicales lesquelles seraient parties prenantes de ce rapport. Et pourquoi, ne pas tenir compte des résultats de ce bilan dans l'évaluation de l'impôt redevable par la société ? 

De même  que l'évaluation des charges sociales payées par l'entreprise en fonction des jours d'absence dûs à des accidents du travail, le coût des assurances, ont permis une réduction considérable de ces accidents dans les entreprises qui ont joué le jeu, l'évaluation du respect des syndiqués  et de leur rôle dans l'entreprise permettrait de « normaliser » rapidement le fait syndical.          

 * Mais les mesures essentielles viennent dans le rôle effectif que peuvent jouer les représentants des salariés et particulièrement les syndiqués dans la capacité qu'ils auraient à contribuer à la discussion sur l'avenir de l'entreprise au sein de comités d'établissements, de comités de groupe, de comités d'hygiène et de sécurité  et du travail aux compétences élargies et renforcées.  

                                                                                 

2

Imaginons quelles seraient les conséquences de l'obligation pour toutes les entreprises quelles que soient leurs tailles – et nous verrons plus loin comment c'est possible pour les plus petites d'entre elles- si  les chefs d'entreprises et leurs représentants devaient discuter de la situation de leur entreprise et de son avenir à court, moyen et long terme avec les conséquences pour l'emploi en résultant et ce, face à des salariés assistés OBLIGATOIREMENT  par des experts (comptables) compétents de leur choix !

Cette mesure serait la première étape  d'une Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) préalable nécessaire à la mise en place dans chaque bassin d'emploi, au sein de maisons de l'emploi (à l'instar des « jobs centers » de nos voisins européens).Ces guichets  regroupant tous les acteurs (UNEDIC et ANPE fusionnés, syndicats d'employés, chambre de commerce, antenne locale du  Service Public National de l' Emploi ...) répondraient  à la demande du salarié  qu'il soit en instance d'être licencié ou désireux d'entamer une reconversion grâce à une formation  sous le contrôle de l'état. Les syndicats auraient ainsi pour rôle d'accompagner  les salariés dans le cadre de la maîtrise de leur parcours professionnel (avec maintien du salaire pendant les  périodes de formation et de  recherche d'un nouvel emploi. Avec une obligation de résultat).

Face au morcellement du pouvoir dans les grandes entreprises il convient de renforcer l'étendue des informations discutées au sein des comités centraux et des comités de groupe afin d'assurer une véritable transparence.

Quant aux TPE qui regroupent 7 millions d'emplois, un système de mandatement syndical est à mettre en place de façon à ce qu'un même représentant syndical puisse représenter plusieurs entreprises et permettre là aussi la mise en place d'une GPEC.

 

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Conclusion

 

 

Maîtrise des parcours professionnels pour les actifs, fluidité du marché du travail, diminution du nombre de sans emploi (2000000 recensés actuellement, plus d'1 000000 de RMistes qui ne sont pas tenus de rechercher un emploi), diminution du nombre d'emplois non pourvus (plus de 500 000 actuellement), augmentation des salaires, rééquilibrage des comptes sociaux...Telles seraient les conséquences que l'on est en droit d'attendre d'une telle stratégie.

Les syndicats accompagnant une telle évolution verraient leur rôle reconnu et leurs effectifs augmentés et donc leur représentativité et leur poids.

 Dés à présent les signataires invitent  le Parti Socialiste à rencontrer périodiquement les organisations syndicales afin de valider et d'approfondir ces propositions car l'évolution espérée ne peut avoir lieu qu'avec leur complète adhésion. Ce serait l'occasion aussi de revoir la question de la formation permanente dans le pays dont le système actuel pourrait être rendu plus performant et d'autres questions comme la décentralisation, les retraites...

Ces rencontres effectuées dans la transparence seraient de nature à construire les bases d'une coopération future dans le respect de chacun des partenaires et à redonner confiance aux français dans le futur gouvernement de gauche dont le pays a besoin. 

Par PR15 - Publié dans : Contributions
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